Skip to content

Ali BONGO ONDIMBA enrayera-t-il le phénomène des crimes rituels au Gabon ?

10/06/2012

Le 9 mai dernier à Addis-Abeba en Ethiopie, des dizaines de chefs d’états africains et hommes d’affaires du monde entier se sont réunis à l’occasion de l’édition 2012 du Forum économique Mondial qui avait pour thème «Façonner la transformation de l’Afrique».

Alors que se déroulait ce forum, une jeune fille de 12 ans, nommée Milenba MOUENGUELA mourait au GABON assassinée dans des circonstances horribles.

Son assassin, Aristide PAMBOU MOUSSOUNDA l’avait froidement étranglé et sodomisée jusqu’à ce que mort s’ensuive.

« Après avoir abandonné le corps sans vie de sa victime de 12 ans, aux pieds d’un arbre, pour revenir vers 21 heures aux fins de prélever les organes génitaux à savoir le sexe et la langue, il ne pourra terminer sa sale besogne à cause des parents de la petite fille et des villageois qui se sont mis à sa recherche».

Malheureusement, ils trouveront la jeune fille morte et à côté d’elle, la chemise de l’assassin. La justice gabonaise a donc frappé et requis la peine de prison à perpétuité pour Aristide PAMBOU MOUSSOUNDA qui a déclaré dans le journal en ligne Info Gabon que c’est le sénateur du département du KOMO KANGO, Gabriel EKOMI EYEGHE qui lui aurait demandé de lui «fournir la langue et le sexe d’un sujet féminin, en échange de la somme de 20 millions de francs CFA ».

Il est vrai qu’à la suite de la diffusion des « Organes du Pouvoir » sur Canal +, documentaire dénonçant la triste réalité des crimes rituels au Gabon, Ali BONGO ONDIMBA avait tapé du poing sur la table en ces termes : « Il ne sera plus question de continuer à tolérer qu’un certain nombre de personnes puissent prendre en otage toute une société par des pratiques qui sont inqualifiables et inhumaines ».

Et de poursuivre : « la Justice doit donc être exemplaire dans l’application des lois et mettre hors d’état de nuire les individus qui vivent du commerce honteux des « pièces détachés » du corps humain ».

Alors pourquoi ce fléau social qu’est le sacrifice rituel se perpétue-t-il sur la terre africaine sans que l’on ne puisse l’endiguer ?

Un colloque sous-régional tenu à Libreville les 19 et 20 juillet 2005 au GABON a tenté d’en cerner les fondements et de proposer des remèdes.

Selon le sociologue gabonais Dominique ESSONO ATOME, « le sacrifice rituel a ceci de particulier qu’il est destiné à soutenir la promotion sociale de ceux qui le pratiquent (…) Dans la société traditionnelle en Afrique centrale, le chemin qui mène au pouvoir est pavé de sang humain, c’est comme qui dirait: « sans effusion de sang humain, il n’y a pas de pouvoir ».

Il est vrai, poursuit Dominique ESSONO ATOME que « l’élite a la conviction que le christianisme est une religion des faibles, des personnes naïves, des femmes et des enfants, des dominés, bref des esclaves.

Il n’est donc pas indiqué pour ceux qui veulent devenir meilleurs. Beaucoup sont convaincus que l’église chrétienne – surtout celle issue des missions – n’offre pas des réponses aux aspirations profondes de l’homme : sécurité contre les sorciers, prospérité et fusion avec le divin ».
Conseil en Or n° 3 : effectuer un sacrifice rituel, c’est se couper de la source primordiale

From → The blog

Comments are closed.

%d bloggers like this: